mercredi 27 février 2008

Qu'est-ce-que c'est ?/ What's this?

Je suis moi-même étonnée d'être lue dans des pays anglophones, je vais donc faire plaisir aux lecteurs de ces pays en essayant de produire quelque chose qu'ils puissent lire également.
As I am apparently read in some few English-speaking countries, I guess I should write occasionally in English. It is not made in the purpose of showing a broken bilinguism but to honour my English-speaking readers.

Today, I will show you 2 contraptions and you have to guess for what aim those kind of things are designed for. I think it would be fairly obvious, though.
Je vais vous montrer 2 choses assez loufoques, essayez de deviner ce que c'est.

This one had been found in advertisement put in the newspapers.

Yes, this is weird but this kind of thing exists. This is an implement made for Japanese girls who want to have western people-like eyes. To my mind, it is ludicrous those kind of device used by Japanese to improve on beauty. Some of their physical obsession seem so stunned. Note that to refer to the basic necessities, Japanese have the word i-shoku-ju referring to clothing, food and shelter. Clothing comes first because external appearance comes first. Some would not agree, but can't deny their going too far with beauty (make up designed for men, women's face razor, breast stuffing, great use of blue or green coloured lenses and so), while people with very filthy set of teeth can be found. Of course, this is better than plastic surgery and of course, this is another kind of civilization... Ridiculous shallowness, this is what I say.

Oui, c'est une pince pour se faire des paupières comme les occidentaux ou au moins avoir des yeux un peu plus en amande (ou moins en trou de serrure). Vanité des vanités, tout est vanité.

The next contraption is funnier and very odd in its packaging. Let's try it together if you find what it is. Just kidding.

Got it ?

Cute, isn't it ?
In Japan, they use a lot of cute pictures, or animals, or characters for almost everything and everywhere. I assume that cuteness creates a sort of emotional link and sells easily. Nevertheless, I am not surprised to find those kind of packaging for condoms as sex and relationships between men and women in Japan seems a bit shameful.

Mignon, non ? Ça ne vous donne pas envie d'essayer ?
On a tout de suite moins honte d'acheter ce genre de truc hein.

lundi 25 février 2008

Au revoir, à jamais.

Cela fait deux semaines que les coréens sont partis et un peu plus d'une pour les taïwanais. On a eu droit à une soirée d'adieu chargée d'émotions et de discours habituels mais aussi à des adieux interminables à l'aéroport. Étonnamment il n'y a pas eu de démonstration sentimentale excessive mais plutôt une excitation due au fait d'être pris en photo par tout le monde de la part des taïwanais mais aussi une certaine impassibilité du côté des japonais (ils ont peut-être l'habitude de ce genre d'adieux un peu, euh pénibles). Jusqu'au moment où ils ont du quitter le hall et se diriger vers l'avion, on s'est donc alignés pour qu'ils puissent nous dire adieu chacun notre tour les larmes aux yeux.
J'avoue que j'étais un peu lassée, d'un côté parce que j'étais fatiguée et de l'autre par ces adieux, sauf lorsque Daichou est venue me dire au revoir j'ai eu un pincement au cœur, sa tristesse m'a parue sincère d'autant plus qu'elle essayait de rester digne en pleurant. Ou bien elle me rappelait ma propre tristesse lors de mes adieux en France...

A peine sortis de l'aéroport, les filles de Macao ont proposé d'aller faire un tour dans Naha. On s'est d'abord rendus sur une plage qui paraissait assez tranquille pour manger, sauf qu'en fait elle se situe juste derrière l'aéroport.

On pouvait voir les avions arriver et se préparer à atterrir. D'ailleurs on a ensuite changé d'endroit pour se mettre pile dans l'axe d'atterrissage des avions. C'était drôle mais pas au point d'y rester 1h à se prendre en photo dans des positions les plus mignonnes les une que les autres. Donc on s'est rendu dans un magasin d'articles de seconde main de toutes sortes. Un vrai paradis pour otaku ou fashion-victim ou encore rockeur en herbe.

A part des figurines, on pouvait aussi trouver des jeux vidéos, des cartes de jeux de rôle, des cassettes vidéo, des DVD, des peluches, des fripes etc.

Un coin guitare assez bien rempli avec beaucoup de Fender genre stratocaster mais aussi quelques Gibson SG et seulement une Les Paul Custom en plus ou moins bon état...

Mais surtout y'avait ce genre de truc (je sais pas trop c'est quoi ce modèle de guitare avec une sorte d'enceinte intégrée ?) dont ce trésor : une guitare Ultraman...Tu déchires trop avec ça.

Bien sûr comme ils ne font pas les choses à moitié, on pouvait aussi trouver des amplis (c'est quand même plus rigolo pour jouer de la guitare électrique) et des pédales à effet.
Enfin bref, l'endroit avait l'air assez branché en tout et n'importe quoi, de quoi nous faire oublier le départ des taiwanais.

jeudi 21 février 2008

Ohanami.

L'hiver est-il passé ? Je ne sais pas mais en tout cas il recommence à faire de beaux jours. Certains seront étonnés de savoir qu'ici quand il fait entre 13 et 15 degrés, on ressent assez bien le froid. Qu'importe ! Cela n'a pas empêché les fleurs de cerisiers de s'épanouir.
Me voici donc, une fois de plus en excursion vers le nord avec le centre malgré un temps assez pluvieux. Bien sûr M. Iguchi avait prévu des parapluies pour qui n'en avait pas emmené.

Le voyage était un peu long et son but aussi un peu décevant. La plupart des cerisiers n'avaient que quelques fleurs sur leurs branches dépouillées, les plus beaux étaient peut-être ceux qu'il y avait en bord de route. En tout cas, nous sommes restés peu longtemps, juste le temps de prendre des photos et la pluie par la même occasion, et quand même admirer un minimum ces jolies fleurs.

Partageons ce moment ensemble sous un parapluie.

Certains japonais ont fait encore mieux que nous : les personnes ne sortaient même pas de leur voiture et se contentaient d'ouvrir leur fenêtre pour pouvoir prendre en photo les fleurs avec leur portable. A quoi sert le déplacement finalement lorsqu'on veut même pas décoller ses gr... fe... du siège de sa voiture ?


Un peu déçue de cette journée j'étais toute enthousiaste quand on m'a proposé d'aller faire Ohanami tous les 3 (moi et les 2 sempai) avec une de nos profs. Mais une fois de plus le temps n'était pas de la fête mais tout de même meilleur lorsque nous nous sommes arrêtés pour voir les cerisiers, d'ailleurs nous sommes également allés à l'endroit où j'avais été avec le centre 2 jours avant.

Les fleurs de cerisier d'Okinawa sont apparemment moins gracieuses que celles de l'île principale du pays.

Le temps était devenu meilleur en fin de journée, heureusement car nous nous sommes ensuite arrêtés en bord de mer, plus précisément sous un pont. Mais ce n'est pas n'importe quel pont, il vaut vraisemblablement le détour mais surtout pendant sa construction, on a retrouvé des vestiges archéologiques, notamment des céramiques.

Oui, je sais c'est vague tout ça. Mais moi-même je ne connais pas la plupart du temps le nom des endroits où nous nous rendons (aussi sûrement parce que je ne lis pas très bien le japonais).

Le fameux pont, construit il y a environ 2 ans seulement.

Avant, on traversait ce bras de mer en barge, ça ne prenait pas si longtemps que ça. Parmi les passagers se trouvaient aussi des enfants qui allaient à l'école.

Ce sont des coraux qu'on aperçoit dans l'eau.

C'est, c'est... c'est magnifique.

jeudi 7 février 2008

Retour vers le mois de décembre.

Je n'ai pas posté de message depuis plus d'un mois, peut-être par manque de temps, ou d'envie mais peut-être aussi parcequ'il ne se passe rien. Non, je rigole. Je ne peux pas me permettre de dire ça en étant à Okinawa ! En tout cas, cela a permis à certains de rattraper leur retard de lecture (c'est pour toi Goulwen).

Donc reprenons là ou je m'étais arrêtée : le mois de décembre. On a eu un mois assez bien rempli mais comme les évènements datent un peu, je ne me souviens plus tellement dans quel ordre ils se sont passés. Je vous donne donc le tiercé dans le désordre.

Au risque de faire écho à ce qu'a déjà dit Tibo, je ne peux pas ne pas vous parler de la "kermesse" qui a eu lieu dans l'enceinte de l'université. Je ne sait pas trop comment c'est organisé mais il me semble que chaque club pouvait tenir son stand et proposer soit de la nourriture ou des activités aux gens. Denys et moi faisions partie du stand du centre international, on avait assez bien décoré notre petit coin malgré que nos crêpes pouvaient paraitre étranges en tant que nourriture. Une prof nous avait même dit que ça ressemblait à de la peau ! Sûrement à une peau de japonais... En tout cas ces crêpes n'ont empoisonné personne !

Avec des décos à couper le souffle !

Nos crêpes faisaient quand même pâle figure à côté de la profusion de nourriture que proposaient les étudiants de Corée, de Taiwan et Macao. Après tout, avec nos crêpes, on était pas partis dans le but de s'enrichir mais plus dans le principe de participer et de rentrer dans nos frais.

En tout cas, cette kermesse a l'air d'être l'évènement de l'année, d'après toute l'énergie et le temps qu'ils déploient, et la façon dont les gens se laissent aller à leur fantaisies (vestimentaires surtout). Bien sûr l'évènement ne tenait pas qu'à de la nourriture, on pouvait aussi aller voir des numéros de danse divers, ou des représentations de l'orchestre de la fac ou de groupes de rap en herbe. Et bien sûr la traditionnelle danse d'Eisa.

Le chondaraa est un personnage étrange dont le rôle est d'amuser la foule le temps de la danse.

Le mois de décembre était assez festif comme vous pouvez le voir. Pour souhaiter la bienvenue à tous les étudiants étrangers, il y avait une réception organisée dans un grand hôtel de Naha. Au programme : discours et numéros présentés par des étudiants de certaines universités. En revanche ce qui m'a étonnée c'est ce décalage dans l'attitude des gens qui sont censés avoir de la classe avec leur beaux habits de soirée et le fait qu'ils se précipitent sur la nourriture en jouant bien des coudes sans parler de leur incapacité à garder le silence pendant les discours.

Où est donc la montagne de Ferrero roche d'Or ?

Le pire moment de la soirée était sans nul doute notre prestation sur une chanson des Beatles sur scène. Avec les autres étudiants en échange, nous nous étions assez peu entrainés mais le problème venait surtout du fait que certaines croyaient bien chanter... Malheureusement, le son du piano et celui de la guitare ne couvraient pas le massacre.

Un moment beaucoup plus agréable à passer était avec les enfant de l'école primaire qu'on a été visiter. Les élèves et les professeurs avaient préparé la rencontre depuis 2 mois. Tout était très formel et bien organisé. En fait on était juste là pour participer à un cours d'anglais, on devinait bien que les enfants avaient appris des phrases types et par coeur.

Je crois que j'ai marché sur un gosse.

La plupart des enfant étaient très gentils sauf que pour certains, on sent bien qu'ils vont devenir des caids locaux dans quelques années rien qu'à leur façon de parler ou de se permettre certaines insolences avec la maîtresse (peut-être les fils des bourgeois du coin m'a-t-on suggéré).

Voilà en gros ce qui s'est passé au mois de décembre. Là, nous sommes en février et pour moi c'est les vacances !

dimanche 16 décembre 2007

Sortie extra-scolaire.

Il y a quelques semaines nous avons fait une sortie avec tous les étudiants en échange ainsi que quelques étudiants chinois, bien sûr des étudiants japonais sont venus nous rejoindre. Certains, nous ne les avons jamais vus et nous ne les reverrons probablement jamais.

Direction le Nord ! Dans la voiture pour aller vers Seminar House (une sorte d'hôtel particulier de la fac), l'ambiance sortie scolaire pouvait être ressentie grâce à la (trop ?) bonne humeur des étudiants sinophones chantant à tue-tête je-ne-sais-quoi en chinois ou en anglais. Le plus marrant c'est le moment où ils nous ont demandé de leur chanter un truc français : le gros silence... On ne savait pas quoi leur chanter, c'est vrai qu'on aurait pu les contenter avec une Mère Michel qu'a perdu son chat, ou bien un Frère Jacques qui doit sonner des cloches mais c'est un peu nul à chanter faut l'avouer. Denys les a contentés avec un "Sakana sakana sakana", une chanson utilisée par les supermarchés japonais pour inciter à manger du poisson.



Ensuite nous nous sommes arrêtés dans une sorte de base de loisirs histoire de profiter du fait que nous soyons tous réunis. Donc voilà, on a passé la journée à faire un peu de sport ou à jouer à des jeux collectifs du genre "1, 2, 3 soleil" ou un truc inspiré du base-ball et comme d'habitude j'avais un peu de mal à comprendre les règles qu'on m'expliquait 15 fois en japonais (c'est comme essayer d'expliquer la règle du hors-jeu). J'avoue un peu que faire des trucs de gamin ne m'emballait pas trop.

Woah, des champignons ! Incroyable ! C'est, c'est... fascinant !

Avant de reprendre la route pour Seminar House, on a fait un tour dans la forêt tropicale. On a pas vu de bestioles bizarres mis à part des grosses araignées et des chenilles dégueulasses. Arrivés à destination, on a du décharger toutes les voitures, c'est à dire que je ne sais pas si les Japonais sont des gens trop prévoyants ou bien s'ils aiment leur petit confort mais ils avaient emmené bien trop d'affaires pour le week-end. Puis, tout le monde s'est affairé dans les cuisines pour préparer le sukiyaki, comme on était bien trop nombreux je n'allais rester à faire semblant de bosser ou de faire la femme de maison comme on le fait si bien en Asie, donc avec certains nous sommes allés découvrir les chambres.

Pour dormir on étale au sol les futons qui sont soigneusement rangés dans les placards. Pas besoin de préciser qu'on ne marche pas en chaussures sur les tatamis.

Le sukiyaki était super bon, ce n'était pas un vrai d'après ce que Mr Iguchi disait à Denys mais le principe était là. Par la suite on a passé la soirée tous ensemble à jouer à des jeux de société genre Pik'pirate (y'en a une qui a proposé un twister, la coquine...) puis à des jeux à boire, comme je comprenais pas trop, soit on m'épargnait soit j'étais trop nulle pour pouvoir gagner ou perdre. Ce qui m'étonne c'est leur façon de boire, on dirai qu'en fait ils boivent dès qu'il y a l'occasion comme si c'était quelque chose qu'il fallait faire parceque le groupe le fait, même les filles les plus silencieuses et timides boivent comme si c'était du coca. Que ce soit pour de la nourriture ou de l'alcool, tout était en abondance. Le petit-déjeuner le lendemain était bien trop copieux, au menu : du poisson, du riz, du tofu, de la salade, de la sauce soja... Ce qui m'a paru illogique aussi c'est qu'on nous a bien conseillé d'être à l'heure pour le petit-déjeuner comme si ça avait été super important de se lever tôt mais en fait après manger on pouvait retourner au lit...

Petit-dèj' copieux, conseillé par le Dr Kawashima pour entretenir son cortex préfontal.

Y'en a qu'ont a la forme dès le matin... Grâce au petit-déjeuner bien sûr !

Hop ! On reprend la route direction : je ne sais pas. Pendant tout le week-end personne ne savait jamais ce qu'on allait faire et où on allait mais bon ça partait de la bonne intention de Mr Iguchi de nous donner la chance de voir Okinawa au moins une fois pendant notre séjour. Finalement on a compris que le programme du jour c'était d'aller voir des paysages dans le nord. Quelle occasion formidable de se prendre en photo dans toutes les positions mignonnes possibles ! Comme je n'ai de choses précises à vous dire sur ça je vous conseille d'aller voir chez Denys.

Non, ce n'est pas la Bretagne, ni l'Ecosse.

En Bretagne et en Ecosse on ne trouve pas de corail arraché de récifs sur les plages.

Ce corail-là est tout mou, on m'a dit qu'il ne fallait pas le ramasser parceque c'est interdit sinon il faut le déclarer à la douane. Mais bon un truc tout dégueu comme ça j'aurai pas envie de le mettre dans ma poche.

Après avoir passé ce week-end c'est avec plaisir qu'on rentre chez soi profiter d'un peu de solitude et de calme, "Just enjoy the day" m'a-t-on soufflé pendant ces 2 jours.

samedi 1 décembre 2007

Faites de la culture.

Coucou, me revoilà !
Après plusieurs semaines d'absence due au plantage de mon PC et aux obligations envers la fac, me voici enfin de retour. Faisons donc un saut d'un mois en arrière dans le temps pour que je puisse vous parler de la Fête de la Culture qui s'est déroulée aux alentours du château de Shuri.

Costumes d'époque et fausses barbes.

Il s'agit de défilés, le premier partant du château montre le roi et la reine d'Okinawa de temps plus anciens avec toute leur suite de danseuses, de prêtres ou de je ne sais quoi. Apparemment, les participants sont des membres de la communauté élus et non pas des acteurs, on m'a dit que ça pouvait être n'importe qui mais je pense que due à sa beauté exceptionnelle, la femme (22 ou 23 ans) qui faisait la reine n'était pas là par hasard. Le roi, lui, était en réalité un homme assez âgé (plus que la cinquantaine) mais je pense qu'on l'a choisi pour son charisme.

Place ! Laissez passer le Roi !

Le début du défilé était assez solennel ajouté au stress des organisateurs au look de réalisateurs de films. En marquant de temps en temps des pauses, les participants pouvaient se re-coordonner tout en évitant le regards des badauds. Vers la fin c'était plus détendu avec une danse collective par des femmes d'un certain âge qui avait l'air si souriant qu'on aurait aimé que ce soit nos grand-mères.

Les autres défilés étaient des présentations de poteaux ou de tambours par les clubs de chaque quartier. On a eu également la danse du lion et un peu de karate mais comme la danse des poteaux c'est un peu toujours la même chose, avec Denys et Miyabi, nous sommes allés faire un tour dans le château.

Je n'ai pas trouvé beaucoup de renseignements sur ces festivités sauf que, même les insulaires ne savent pas trop pourquoi ils font ça.

Merci à Denys pour les photos que je lui ai piquées, consultez son blog et son album photo parcequ'il le vaut bien.

Reporter sans frontières en action !

jeudi 8 novembre 2007

Bien sûr qu'on étudie.

Ca fait plus d'un mois que nous sommes arrivés ici pourtant la France me semble déjà bien loin. La vie d'ici est assez agréable mais il ne faut pas croire qu'on ne fait rien de ses journées et qu'on les passe à la plage (Hou, c'est pas bien d'être jaloux !). Surtout qu'elle est à une plombe à pied, qu'elle a fermé et qu'il fait pas très beau en ce moment.

Quelle végétation luxuriante, à Rennes on verrai des étudiants glander partout dans les pelouses.

Tout ça pour en venir au cours. La journée est divisée par périodes d'1h30, rythmée par une sonnerie imitant Big Ben (ça c'est exotique !) avec 10 minutes de pause entre chaque cours et une pause de 50 minutes pour manger à midi bien sûr. Pour ma part, j'ai 21h de cours dans la semaine, c'est plus que ce que j'avais à Rennes ! Par contre je n'ai pas de trous énormes dans mon emploi, ce qui donne un rythme assez soutenu à la journée.


Mis à part les cours de japonais, j'ai aussi des cours d'Espagnol, de Français/Japonais, et sur l'enseignement de l'Anglais. "C'est bizarre de prendre des cours d'Espagnol au Japon" me dira-t-on, mais ça me fait travailler le japonais et réviser (après avoir fait Espagnol pendant plus de 7 ans en deuxième langue j'ai tout oublié en 1 an !) donc je ne me plains pas si c'est du vocabulaire et de la grammaire de base dans les deux sens. Ce qui m'a étonnée c'est que la prof parle très bien espagnol et qu'elle explique assez bien la grammaire en fesant le parallèle entre les deux langues pour les étudiants japonais même si elle se sert toujours de DVD d'apprentissage pour les vraies explications grammaticales. Ce qui est assez rigolo c'est qu'à la fin de chaque cours on a un exercice avec des chansons pop hispaniques connues.

Je ne vais pas parler du cours en Anglais qui porte sur le question des "Natives and Non-natives of English Language Speaking" bien qu'elle puisse intéresser du monde surtout en fac d'Anglais (ça vous énervait hein ces étudiants qui se la ramenaient avec leurs origines américaines ou anglaises fesant de la lèche aux profs après chaque cours). N'empêche, avec ce cours j'ai l'impression que la pédagogie dans le département d'Anglais est devenue bien has-been...

Les cours de Kanji dispensés par les étudiants sont assez intéressants. Rarement on eu a la chance de faire de la calligraphie, mais souvent on fini assez vite la leçon et on discute un peu (1h30 pour faire 7 kanji...). L'autre jour c'était assez drôle parcequ'on a dû expliquer à nos deux apprenties profs comment on se fait la bise,
par contre le faire avec un garçon ça les choque. Aussi les japonais appellent French kiss un baiser rapide et léger sur la bouche, comme c'est mignon !

La salle des cours de Kanji : un local pour les sinophones. Le charme de l'Asie résumé dans la télé allumée sur les dramas et l'odeur de nourriture épicée avec parfois un étudiant qui vient faire sa sieste.

Sinon on rencontre souvent des étudiants en cours de japonais, les profs les font venir histoire de nous faire parler un peu. Je trouve que pour l'instant ça me fait plutôt souvent dessiner qu'autre chose (à défaut de mimer). Peut-être que Denys se débrouille mieux que moi ce grand bavard !

Que fait donc ce jeune homme pour être aussi fatigué en cours ?

En ce moment on est assez occupés avec les activités sociales ou les formalités administratives etc. En cours j'ai souvent la tête dans le brouillard, je pense que ça se voit mais les japonais sont forts pour ne pas montrer ce qu'ils pensent. Suis-je atteinte du surmenage à la japonaise ? Nan, c'est juste que je manque de sommeil (please connectez-vous sur msn à des heurs raisonnables pour moi !), je rigole. Néanmoins il est vrai qu'on a des grosses journées. Comme on est que deux pelos on doit tout le temps participer ou être concentrés (mon pauvre petit cerveau !) parceque si on rêvasse même une demie seconde c'est fichu.