Quatre saisons à Okinawa.

Une année est passée à toute vitesse.
Dans toute une vie ce n'est pas grand chose mais une année à l'étranger vaut bien 5 années d'une (plus ou moins) trépidante vie (d'étudiant), surtout dans ce petit bout de paradis du Japon.
Voici pêle-mêle ce qui s'est passée pendant cette année en échange universitaire à l'autre bout de la terre.

dimanche 9 août 2009

Shikina-en 識名園

Dans mon élan frénétique de mise à jour du blog, j'aimerais vous parler des quelques endroits connus et à visiter que j'ai vus lors de mon séjour à Okinawa. Cette fois il s'agit de Shikina-en, qui était la résidence secondaire de la famille impériale pour la période estivale et aussi faisait office de maison d'hôtes pour les invités prestigieux. Le site, offert par les descendants de la famille impériale (la famille Shô) à la ville de Naha, a été renové pendant plus de 20 ans jusque 1993 mélangeant ancien et neuf tout en respectant le style initial.
Le jardin royal se distingue par le fait de mélanger les styles japonais et chinois en matière de paysage. De japonais il a le paysage circulaire et de chinois il a la conception. Le petit bâtiment hexagonal au milieu de l'étang est également de style chinois. Comme je l'avais dit dans mon précédent post, un jardin chinois doit représenter l'univers mais sans forcément lui ressembler (?). C'est à dire qu'on y trouve tous les éléments naturels comme des roches, des collines, de l'eau etc qui représentent par exemple les montagnes, les rivières du monde. Se promener dans le jardin doit aussi représenter une sorte de voyage, c'est pour cela qu'au fil de la marche, le point de vue change, on doit avoir l'impression de ne pas être au même endroit ou que les sensations deviennent différentes (lumière, courants d'air etc). Chaque partie du jardin offre un paysage différent et non pas le même décor vu sous un autre angle. Par exemple, on ne peux pas découvrir le jardin entièrement en le regardant une seule fois du même endroit. Euh, je sais pas si c'est clair ?
A la fin de la visite du palais construit entièrement en bois, on a eu droit à la dégustation d'une mixture très amère, ou plutôt de sa mousse, obtenue en fouettant très fort une sorte de thé. Je ne sais pas si c'était du thé vert ou autre chose (à vrai dire 1 an et quelques mois après je ne me souviens pas trop de son goût).
Le salon de thé du palais.

mercredi 5 août 2009

Nostalgie

Ça fait bien longtemps que je n'avais pas posté de message dans ce blog. Je suis étonnée qu'il y en ai qui le lisent encore. Ce sont probablement des personnes qui sont tombées sur moi (enfin sur le blog hein) en cherchant "Okinawa" sur Google ou plus précisément en cherchant : "devantures charmantes", "chanson mère michel qui a perdu son chat"(heh!?), "mot qui fini en tic", "sex collégiennes japonaises dans le train" (j'imagine sa déception), "pictures tropical beach okinawa"...

Presque 2 ans après je pense toujours à Okinawa, peut-être hantée par un blog inachevé ? Ou bien est-ce-dû au fait de savoir que les 3 prochains français s'y rendront bientôt ? En tout cas c'est une bonne occasion de dépoussiérer le blog et de faire le point sur l'année qui s'était écoulée , chose que j'aurais dû faire il y a bien longtemps, mais bon c'était sans compter le manque de temps, le facteur flemme (ressortir les photos du disque dur par exemple), savoir quoi dire (et oui je poste peu mais en "pavés") etc. Allez, 12 photos pour faire le point sur 4 saisons à Okinawa :

Au mois d'octobre, le tir à la corde géant (Naha Ootsunahiki) avec le Nord vs Sud.

La fac transformée en lieu de festival pour la fête annuelle qui a lieu en novembre (Daigakusai).

Noël avec le centre international. Diner et soirée bingo dans un restaurant "italien". Remarquez dans le fond le petit tableau représentant un pont à Venise qui donne toute son "italianité" aux lieux (avec Don Fontanarosa aussi bien sûr).

Une célébration des cerisiers en fleurs un peu ratée au mois de février.

Le jour de la remise des diplômes (la licence se fait en 4 ans au Japon), Sotsugyoushiki. Et dire qu'en France, on se contente juste d'une secrétaire pas forcément aimable pour nous tendre un papier à l'air minable.

Pop art in Osaka, mon périple dans l'ile principale du Japon en avril.

Sortie de classe avec notre chère professeur de français (Oshita sensei) vers la période de la Golden Week au mois de mai. Sur la photo : Shikinaen, résidence secondaire impériale (du temps du royaume des Ryukyu). Comme c'est un jardin à la chinoise il est sensé représenter l'univers et ne pas être vu d'un seul point de vue. (Remarquez la gothic lolita au second plan à droite)

Ha-ri, course de bateaux traditionnels à Itoman en juin.

Je trouve quand même qu'au Japon, on aime se montrer en public (les évènements sociaux, les discours etc). En juillet c'était le dernier, le happyo, sorte de compte-rendu de l'année ou de démonstration du résultat de l'année passée en échange. Sur la photo on peut y voir les filles de Macao et les professeurs de japonais qui s'occupent des français en particulier.

Tradition japonaise de l'été : aller aux festivals en yukata. Le jour là on se sentait bien seuls, étant les seuls habillés en yukata (surtout pour les frenchies visiblement PAS japonais). Le mois d'août au Japon est rythmés par les danses estivales et les feux d'artifices célébrant diverses choses ou divinités.


Et voilà, retour en France ! C'était le post "de la maturité" comme ils disent pour les chanteurs de variété. Allez à l'année prochaine pour le prochain !

vendredi 10 octobre 2008

Cinq cent vingt-cinq mille six cent minutes.

Five hundred twenty five thousand six hundred moments so dear.

Five hundred twenty five thousand six hundred minutes. How do you measure, measure a year ?
In daylights, in sunsets.


In midnights, in cups of coffee.


In inches, in miles.


In laughter, in strife.

En, Cinq cent vingt-cinq mille six cent minutes.
Comment fait-on pour mesurer une année dans une vie ?

Inspired by the musical Rent.

dimanche 5 octobre 2008

C'est fini.

Voilà, l'année est passée. Elle était parfois longue mais trop courte à la fois. Ici en en France, on est au début de l'automne. Finis les beaux jours et bonjour les saisons bien marquées.

Retour à la case départ.

Désolée de ne pas avoir tenu ce blog très régulièrement à jour, voire pas du tout. C'était peut-être dû au fait que l'excitation du début était retombée comme un soufflé, au manque de temps ou tout simplement au manque de motivation à embellir un quotidien qui n'était pas si excitant. Il reste quand même un certain nombre de photos que j'ai envie de montrer (oui , il s'est quand même passé des choses) alors je continuerai peut-être a poster aussi "régulièrement" qu'avant ;)

samedi 21 juin 2008

Voyage improvisé (fin).

La suite très tardive de mon petit voyage dans le hondô. Est-ce-que ça vaut encore la peine de le raconter ? Rapidement alors.

Après être arrivée à Tokyo par le bus de nuit, j'ai commencé la journée en me perdant pendant presque 2h dans les sous-terrains du métro. Le but étant de trouver rapidement un hôtel et d'y laisser mes affaires pour pouvoir profiter au maximum de la journée. Une fois à Asakusa, j'essaie de me diriger vers le centre d'informations pour touristes en demandant mon chemin en anglais à un monsieur italien parlant français, cocasse non ? Une fois à l'accueil du centre je leur demande où est-ce-que je pourrais trouver un de ces petits charmants hôtels de style japonais et où se trouve la célebre Kaminarimon. Euh eh bien juste derrière moi...

Difficile de ne pas la remarquer...

L'hôtel situé juste derrière la célèbre porte était plus cher qu'à Osaka mais avec la gentillesse et le charme en plus. Par exemple lorsque je suis revenue le soir, la grand-mère qui s'occupait de l'hotel attendait ses clients dehors (à 23h on ne pouvait plus rentrer) et avait déjà préparé mon futon.

Charmant, on s'attendrait presque à voir surgir Sadako du poste de télévision.

Première journée a Tokyo : je suis allée me perdre à Akihabara, ce quartier connu des passionnés d'électronique, de jeux vidéos, de manga etc. Je n'ai tout de même pas réussi a trouver ce que je voulais.

Comment ne pas se perdre la dedans ?

Dans une boutique d'accessoires de cosplay. Par contre ces costumes ne sont pas a vendre.

Après avoir passé la journée au royaume des otaku, je me dis que d'aller me perdre au royaume des fashion-victims pourrait être amusant aussi. Direction Shibuya. L'erreur a été d'y aller lors d'une heure de pointe, c'est dans ces moment où vous vous faites écraser et expulser du métro par la foule que vous vous dites que le Japon est vraiment pourri...

Carrefour où il ne faut pas trainer pour traverser. On peut apercevoir la fameuse tour 109 au fond.

Finalement on s'habitue vite aux looks un peu inhabituels (en France). Je n'ai pas vu plus excentrique que ça durant mon séjour.

C'est un quartier très animé, très lumineux, très bruyant et très...fatigant. De retour vers l'hôtel, dans le métro je trouvais qu'on me regardait assez bizarrement. Je me demandais si ce n'était pas a cause de mon look pas assez excentrique ou je-ne-sais-quoi, et finalement je me suis rendue compte que c'était a cause des oreilles du Pikachu que j'avais acheté a Akihabara qui dépassaient de mon sac...

Pas le temps de trainer le lendemain. Je profite de l'endroit où je me trouve pour le visiter. C'est plus tard que je me rends compte que l'endroit est aussi connu pour ses temples bouddhistes que pour ses kimonos.

Bonzes sûrement venus d'Asie du sud-est en pèlerinage malgré que ce ne soit pas le même courant du bouddhisme.

Tous ces gens venus de différents pays d'Asie sont venus prier avec ferveur le bodhisattva de la miséricorde.

Dans le bouddhisme, les gens croient que plus ils font des efforts pour la religion et plus ils seront récompensés au cours de leur vie, de leur mort ou dans une prochaine réincarnation (ou mieux, il ne se retrouveront pas en fille).

Les fleurs de cerisiers tombées
le temple appartient
aux branches

Pas le temps de se demander pourquoi je suis une fille, dès mes achats effectués, direction le parc Ueno. Comme c'était la saison des cerisiers en fleurs j'ai eu droit a mon troisième hanami.

Lors de gros coups de vent les pétales tombaient comme de la neige.

Au revoir Tokyo.

samedi 19 avril 2008

Voyage improvisé.

Encore un mois sans poster de message, ça devient une habitude. Je pourrais dire que c'est un hélicoptère américain qui m' a empêchée de tenir ce ce blog à jour en s'écrasant comme par hasard sur ma chambre. Qui sait, vu la fréquence du passage de ces engins au dessus de nos têtes...

Les gens ont l'air de s'y être habitués, on fait notre train train quotidien sans vraiment se rendre compte du danger. Tout ça pour dire que les cours ont repris depuis 2 semaines. Mais avant, juste à la dernière semaine de vacances je me suis décidée à aller faire un tour dans l'île principale du Japon tout d'un coup comme ça. Peut-être histoire de faire quelque chose de ses vacances ou bien de se changer les idées.

Donc, voyage improvisé. Moi qui pensais que la seule difficulté serait de trouver des billets d'avion pas trop chers pour partir une semaine et demie plus tard... Une fois les billets pris sur internet voilà qu'on me rappelle la réalité des hôtels, je pensais pouvoir voyager au gré du vent mais il est vrai que c'est pas si mal de savoir où l'on va dormir le soir. Finalement, la veille du départ j'ai noté quelques adresses d'hôtels pas trop chers en me disant que je trouverai bien des cartes de la ville sur place.

Première étape : Osaka.

Pour économiser 7000 yens je choisis donc mon aller en direction de Kobe, de là j'ai pris le train pour me rendre a Osaka. Déjà, le paysage est assez différent d' Okinawa évidemment, ça ressemblait plus au Japon qu'on nous montre à la télé si j'ose dire. Il y avait peu de monde dans le train, peut-être parce que c'était le matin, de plus le soleil réchauffait doucement l'atmosphère mais arrivée à la gare d'Osaka l'ambiance était tout autre, là je me suis dit "Ah oui c'est vrai que c'est comme ça qu'on voit le Japon à la télé", rapport aux salarymen et office ladies pressés ainsi qu'au nombre de personnes au mètre carré. Etant donné que c'était en plus l'heure du déjeuner...

Engins de la mort. Les vélos circulent sur les trottoirs. Tiens, ça ressemble a Amsterdam.

Première chose a faire avant de trouver un hôtel : savoir où je suis. Je me procure une carte, simple mais avec les voies de métro. En route direction Namba ! Je me dis qu'en promenant je trouverais bien un hôtel et vice versa, mais je me rends compte au bout d'un moment que la carte n'est pas très précise avec les distances et que le long de la rue plusieurs entrées de métro portent le même nom. Par chance je vois un poste de Police et leur demande mon chemin, là aussi j'avais oublié l'avertissement de Denys qui me disait que les japonais n'etaient pas très bons pour lire les cartes... Le policier s'était trompé de route et m'avait indiqué une rue parallèle à celle où on se trouvait. J'ai alors erré longuement, lorsque soudain l'hôtel dont j'avais vu la photo sur le net est apparu à un carrefour. Ouf, je ne vais pas dormir sous un pont ce soir !


Malheureusement l'hôtel n'avait plus de chambre pour cette nuit mais il restait de la place pour squatter. C'est à dire il restait de la place dans les salles télé ou les salles de lecture, ce ne sont pas des chambres mais les gens peuvent y passer la nuit ou quelques heures après avoir pris un bain ou s'être faits massés (l'hôtel fait bain public et salon de massage également). Ce qui est cocasse aussi, c'est que dans le vestiaire des dames on pouvait voir des affiches disant de faire attention à certains types d'hommes dont voleurs ou yakuzas.

Je passe donc la nuit dans un fauteuil de la salle télé. Bien sûr les hommes et les femmes sont séparés et les caméras de surveillance sont partout. Par contre le personnel de l'hôtel n'était ni très accueillant ni très aimable, enfin l'important c'est de pouvoir réserver une chambre pour une seconde nuit à Osaka.

Deuxième jour a Osaka, je me suis encore perdue en demandant mon chemin. C'est dingue ça, en marchant au hasard je suis retombée sur le poste de police de la veille. Par hasard aussi je suis tombée sur un petit parc comme ça en plein milieu de la ville. J'avais oublié que les cerisiers étaient en fleurs. Ce qui me fait un second hanami.

Des volontaires pour faire un Déjeuner sur l'herbe ?

On trouve aussi des temples shintô et bouddhistes en plein milieu de la ville, à l'heure du déjeuner j'ai vu des gens faire leur prière et offrande. Je suppose que c'est une habitude vu comme c'est vite expédié.

Temple shintô tellement petit et bien entretenu qu'on dirait un décor de cinéma.

Dans celui-ci j'ai tiré un omikuji, un oracle qu'il faut attacher aux arbres dans l'enceinte du temple s'il annonce de mauvaises nouvelles pour conjurer le mauvais sort.

Certains temples ont des arbres sacrés. Je sais pas pourquoi ils le sont, sûrement parce qu'ils sont centenaires et parce qu'ils se trouvent là. Celui-ci a apparemment 400 ans et fait 11 m de haut pour 3 de large.

Pour le déjeuner, je m'étais dit qu'il fallait que j'essaye la spécialité du coin, c'est à dire l'okonomiyaki. Une fois encore j'erre dans la ville avec l'espoir de tomber sur un restaurant au hasard, mais finalement il n'y en avait pas tant que ça. Tant pis ça me fait une promenade.

Après l'okonomiyaki, je crois que les pancartes publicitaires de Doutombori et surtout celle-là, sont la seconde chose la plus célèbre d'Osaka. Heureusement qu'il y en a pour servir de point de repère car on se perd facilement dans les longues avenues remplies de petites boutiques. Osaka est une ville assez fashion avec des styles plus ou moins voyants ou élégants mais j'ai pu apercevoir souvent des femmes mystérieusement habillées en kimono.

Entre modernité et tradition ?

Si je savais mieux lire les kanji je me perdrais probablement moins et je pourrais trouver un de ces fichus restaurants d'okonomiyaki. A un moment donné je m'arrête devant ce que je crois être un de ces restaurants, pour être sûre je demande à un pauvre vieux monsieur qui livrait quelque chose dans le coin de me lire les kanji. Mon intuition était bonne !
Après manger, j'ai continué à me promener au hasard dans la ville en me dirigeant vers les endroits dont j'avais vaguement entendu le nom comme par exemple Nippombashi. J'ai aussi fait un musée d'estampes consacrées au théâtre Kabuki du XIXème et essayé d'aller voir du Bunraku mais ce n'était pas encore la saison, dommage mais c'est vrai qu'à priori les marionnettes me font peur....

Lorsque les petites boutiques ferment les gens se dirigent vers les gros centres commerciaux qui ferment beaucoup plus tard.

J'ai ensuite erré jusqu'au soir en me disant que les rues de cette ville ne se désemplissaient jamais. C'est normal puisqu'elle semble être un gros centre commercial à lui tout seul (même l'immense réseau de sous-terrains du métro est constitué d'allées commerçantes) . D'ailleurs le fait de ne plus voir de gens dans la rue est un bon indicateur pour dire qu'il n'y a pas de choses intéressantes à voir dans le secteur.

Au revoir Osaka.

Dernier jour à Osaka, ce soir je prends le bus de nuit pour me rendre à Tokyo. Je profite de mon dernier jour pour aller visiter le fameux parc-château. Une fois de plus je demande mon chemin pour m'y rendre mais cette fois on m'indique la bonne direction et on me propose même d'aller visiter le château ensemble. Ni elle ni ni lui n'étaient des gens d'Osaka mais lui, venait d'Okinawa !

J'ai été un peu déçue de voir que le château avait été reconstruit, en fait ce que l'on visite est la réplique de la tour principale de l'ancienne forteresse. Mais là tout a été si bien refait et soigné que de près le château fait un peu toc. L'intérieur ne ressemble pas non plus à une forteresse, c'est plutôt un musée sur plusieurs étages racontant l'histoire des Tokugawa et de la forteresse en elle-même.

On a visité le château un peu vite, le temps nous manquant à tous les 3. Une fois seule j'ai quand même pris le temps d'essayer de dessiner une vue du château, eh bien ce sont les dessins les plus moches que j'ai jamais faits, de plus avec des crayons achetés au 100 yens plaza.

Je reprends la route pour d'autres endroits d'Osaka que je n'ai pas encore visités comme Tennoji. Dans la rue il y avait des contrôles de police, d'habitude on s'attend à ce que les policiers arrêtent les voitures ou les gens louches. Ici ce sont les gens à vélo. Certains disent que le parc est le repère des clochards de la ville, d'autres disent que non, en tout cas c'était vrai la fois où j'y suis allée. Comme il commençait à faire nuit je n'ai pas vu le temple et j'ai préféré me rapprocher de la gare routière et visiter un autre coin.


Fabled Number live.

Il y avait ce groupe qui jouait dans la rue devant ce très gros centre commercial super branché. En l'écoutant je me sentais un peu triste de quitter une ville aussi sympathique, tellement sympathique qu'une jeune fille qui voyageait seule elle aussi, est venue m'aborder pour faire la conversation.

Amusant. Mais je dois partir, adieu !

mercredi 12 mars 2008

Neon nights.

Cinq mois déjà ! C'est l'occasion de montrer un peu l'endroit où je vis depuis le mois d'octobre. Pour l'instant je trouve que les gens d'ici ont un peu les mêmes habitudes qu'ailleurs en Asie (du sud-est, influence de la chine ?) mais il y a aussi certaines choses qui plus ou moins positivement, m'étonnent.

Pour commencer, près de l'immeuble ce superbe bâtiment à tendance furieusement constructiviste.

Ce chef-d'œuvre d'architecture cache en fait un raccourci pratique pour ne pas avoir à faire un petit détour pour rejoindre la fac.

Personne ne dira le contraire ici les gens conduisent un peu mal. C'est comme partout, on trouve toujours que les autres conduisent mal comme par exemple les Parisiens moins bien que les Bretons. Mais ici il faut signaler que les voitures n'hésitent pas à s'engouffrer dans des ruelles vraiment étroites. Tout ça pour dire que les voitures à Okinawa sont bien rayées et cabossées.

On ne sait pas trop si c'est pour protéger la carrosseries des voitures ou le poteau. En tout cas, les employés de la voirie en on soigneusement fait le tour.

Euh ensuite la phrase facile, je vais laisser les photos parler d'elles-mêmes.

College House. C'est l'immeuble dans lequel les étudiants en échange habitent. Il y a aussi des étudiants venus des îles principales du Japon.

Le gardien du pâté de maison. Notez que la rue a bien l'odeur de son aspect...

Le Kanehide, supermarché juste en bas de chez nous. Il ferme à minuit ce qui est pratique surtout pour les fêtards abonnés au Carrefour le samedi soir à 21h30.

Vue depuis mon balcon (vue sur la fac). Beaucoup moins bien que depuis celui de Denys.

Pour finir un des plus beaux graffitis que j'ai vu jusqu'ici. Mais je pense que c'est plus une peinture murale de genre urbain par un designer.

En fait c'est pour décorer le mur d'un garage à quelques minutes de College House.

Vous vous demandez pourquoi toutes ces photos ? Eh bien c'est pour célébrer l'achat de mon nouvel appareil photo il y a un mois et demi. Mais tant de modernité d'un coup, je ne sais pas encore bien m'en servir. Si vous aimez les photos mieux prises, allez donc voir l'album de Denys ou le blog de Tibo.